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Participation à la soirée « Ensemble pour la paix » le
20 janvier 2006 à la salle des
Arbalestriers à Mons
Le PAC de Mons-Borinage en collaboration avec la
Ville de Mons et les Femmes Prévoyantes Socialistes ont
organisé une soirée de présentation et lecture du
recueil de poésies d’ Yvonne Simeone intitulé « Ensemble
pour la paix ».
Outre des
lectures de l’œuvre par Jean-Paul Deplus, Joëlle
Kampompole, Giovanna Corda, Colette Wilbaut, Camille
Dieu…Yvonne m’a demandé en tant qu’enseignante de parler
d’éducation à la paix.
Voici le
texte que j’ai écrit et lu lors de cette soirée
ponctuée de chants et de djembé Africain :
Il faut
éduquer à la paix…oui et c’est urgent !
Les actes
de violence sont effectués par des enfants de plus en
plus jeunes.
Les jouets
offerts expriment souvent la violence, les armes
sophistiquées sont devenues très réalistes.
Dans la
cour de récréation ou après l’école, les enfants jouent
à la guerre.
La
télévision qu’ils regardent au moins 2 heures par jour
banalise les actes violents dans les dessins animés,
dans les films.
Quelle
image du monde l’enfant a-t-il en regardant le journal
télévisé ?
Il faut
éduquer les enfants à la paix… oui et c’est urgent !
Les enfants sont victimes des
guerres :
·
2 millions d’enfants tués
par les guerres du monde depuis 1990 ;
·
6 millions d’enfants
blessés ou mutilés ces 10 dernières années ;
·
chaque jour , 10.000
enfants handicapés à vie par les mines antipersonnel
Il
faut éduquer les enfants à la paix … oui et c’est
urgent !
Apprendre
à renoncer à la violence commence par de petits gestes
en classe :
·
se parler lorsqu’un
conflit éclate et chercher un compromis ;
·
ne pas laisser les petits
actes d’incivilité se dérouler sans réagir ;
·
instaurer un climat
d’entraide ;
·
présenter des jeux de
coopération plutôt que des jeux de compétition ;
·
organiser des parrainages
entre enfants pour aider ceux qui sont en difficulté ;
·
montrer les véritables
méfaits des guerres à travers le vécu d’autres enfants (
lire des récits écrits par des enfants , correspondre
avec des victimes …)
·
instaurer un projet de
parrainage avec une école au Burundi par exemple .
En tant
que formatrice d’enseignants , je pense qu’il est
capital de développer dans les écoles les compétences
transversales que sont la coopération , la tolérance ,
la solidarité …
-
en utilisant la culture ,
la musique , l’art qui sont d’excellents antidotes à la
violence ;
-
en mettant des mots sur nos émotions par
des poèmes porteurs de message de tolérance et de
respect ( c’est ce que nous avons fait ce soir ).
Comme
Martin Luther King et Gandhi l’ont déclaré :
« Face à
la violence humaine , il est urgent d’éduquer à la paix »
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